Bientôt un test de phase III pour un nouvel anticancéreux

first_imgBientôt un test de phase III pour un nouvel anti-cancéreuxJeudi soir, la société de biotechnologies BioAlliance Pharma a annoncé qu’elle avait obtenu le feu vert de l’agence française du médicament pour débuter un essai clinique de phase III de Livatag, son traitement contre le cancer du foie.C’est la dernière étape avant une éventuelle commercialisation du médicament. La société de biotechnologies BioAlliance Pharma s’apprête à commencer un test de phase III sur son traitement indiqué contre le cancer du foie, le Livatag. À lire aussiCancer : définition, causes, types, qu’est-ce que c’est ?Jeudi soir, la firme a en effet reçu le feu vert des autorités sanitaires pour cet essai clinique qui portera sur 400 patients. L’accord de l’Afssaps “permet à BioAlliance Pharma de confirmer le calendrier annoncé pour le développement de Livatag avec un démarrage de la phase III courant 2012”, a ainsi indiqué la société dans un communiqué.Selon Judith Greciet, directrice générale de BioAlliance Pharma, le Livatag pourrait représenter un chiffre d’affaires de plus de 800 millions d’euros, au vu des résultats obtenus jusqu’ici. Satisfaite du démarrage de cette nouvelle étape, elle explique : “C’est une étape clé franchie dans la mise en place de notre stratégie de développement dans le domaine des médicaments orphelins en cancérologie”.Le 8 septembre 2011 à 15:12 • Maxime Lambertlast_img read more

Corriger une affirmation fausse ne suffit pas à convaincre

first_imgCorriger une affirmation fausse ne suffit pas à convaincreSoumis à un blog politique volontairement erroné, les gens ont tendance à ne prendre en compte un correctif que s’il va dans le sens de leur première opinion. Cela expliquerait pourquoi de nombreux Américains pensent toujours que leur président n’est pas né aux Etats-Unis malgré les nombreuses preuves apportées. Pour les chercheurs il faut bien plus qu’une information exacte et documentée pour faire changer les gens d’opinion.Internet permet une grande réactivité : les erreurs repérées peuvent être rapidement corrigées. Mais cela suffit-il à réparer les dégâts causés ? Non selon une étude menée par Kelly Garrett, professeur de communication à l’Ohio State University. Ces corrections n’ont que très peu d’effets chez les gens qui pensaient dès le début que l’information erronée était bien juste. Ces travaux seront présentés en février à la 16e conférence Computer Supported Cooperative Work and Social Computing à Austin, Texas.”Les corrections en temps réel ont un impact positif, avoue Kelly Garrett, mais cela touche principalement les gens qui étaient de toute façon prédisposés à rejeter la fausse information. Le problème lorsque l’on essaye de corriger une information erronée reste que certaines personnes veulent continuer d’y croire. Le simple fait de leur dire que c’est faux ne les convaincra pas.”L’exemple d’ObamaLe chercheur prend en exemple les accusations selon lesquelles le président Barack Obama ne serait pas né aux États-Unis, ce qui le rendrait alors inéligible à son poste actuel. Bien que la rumeur soit sans fondement et que de très nombreuses preuves l’aient totalement infirmée, des nombreux américains continuent de penser qu’il n’est pas né à Hawaï mais au Kenya.L’équipe a alors tenté l’expérience suivante à laquelle un panel varié de 574 adultes a participé. Ces derniers ont été confrontés à un blog politique, en fait entièrement rédigé par les chercheurs, qui décrivait l’état de confidentialité des dossiers médicaux électroniques des américains. Bien sourcé, les articles du blog comprenaient néanmoins plusieurs erreurs volontaires et affirmait en particulier que les administrateurs des hôpitaux, les compagnies d’assurances santé et les fonctionnaires du gouvernement avaient accès de manière non réglementée à ces dossiers.FactcheckingLes participants étaient divisés en trois groupes. Les premiers ont eu droit à une correction immédiate, sous couvert du site FactCheck.org, qui leur indiquait clairement quels passages étaient faux. Le second groupe s’est vu confier une tâche sans rapport pendant trois minutes puis ont reçu le même correctif. Enfin, le dernier groupe n’a pas été tenu au courant des erreurs volontaires présentes sur le blog.À lire aussiMaladie de Charcot : symptômes, causes, traitement, où en est on ?Tous ont ensuite eu à répondre à une question au sujet de la difficulté que représente l’accès aux dossiers médicaux pour des groupes tels que l’administration hospitalière, les fonctionnaires et les compagnies d’assurance. Sans surprise, le premier groupe a donné les meilleures réponses, suivi de près par le second. Le dernier groupe est quant à lui à la traine.L’information exacte ne suffit pasL’intérêt de l’étude survient sur l’effet qu’a eu les corrections sur les gens qui s’étaient dits être opposés, avant même de lire le blog, aux dossiers médicaux électroniques. “Chez ceux qui étaient opposés à ces dossiers, l’effet de la correction immédiate est le même que s’ils n’avaient pas reçu de correction du tout”, explique Kelly Garrett. Ces derniers n’ont pas considéré FactCheck.org comme une source fiable et ont préféré avoir confiance dans le blog qui était compatible avec leurs préjugés.”Les êtres humains ne sont pas des récipients dans lesquels il suffit de verser de l’information exacte”, proclame le chercheur. Cela va à l’encontre de l’idée selon laquelle il suffit d’éduquer et d’informer les gens afin de lutter contre des rumeurs fausses. “Corriger des représentations erronées est une tâche de persuasion, continue-t-il, il faut réussir à convaincre les gens. S’il existe plusieurs affirmations différentes, il y en a généralement une qui est clairement plus fondée que les autres.”Le 26 janvier 2013 à 17:23 • Maxime Lambertlast_img read more